Influences et conséquences des conditions d'élevage

Étant moi même éleveuse de chiens (Dalmatiens et Spitz Japonais), j’ai souhaité approfondir ce sujet lors du mémoire de fin d’étude de ma formation de comportementaliste. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi d’exposer les influences et les conséquences des conditions d’élevage sur le comportement canin.

 

A travers ce travail de recherches, d’observation et de recueil d’expériences j’ai ainsi pu analyser plusieurs points cruciaux.


Dans un premier temps l’élevage canin en France :

  • Le contexte de l’élevage en France
  • Le travail de l’éleveur tant au niveau logistique que son influence comportementale
  • L’éthologie du chien, qui est il vraiment et son rôle au sein de la société

 

Dans un deuxième le lien entre l’élevage et le comportement du chiot :

 

  • Le développement du chiot et ses différentes périodes (prénatale, néonatale, transition, socialisation, enfance, préadolescence, adolescence, age adulte).
  • Les différents facteurs influant (zoologie, génétique, consanguinité, la mère, le sevrage, l’éleveur, les adultes de l’élevage, la fratrie, le milieu, les stimulations, la socialisation et la sociabilisation).
  • Les conséquences (syndromes de privation sensorielle, d’hyper sensibilité/hyper activité, dysocialisation primaire, comportements divers, le chiot agressé durant la 7ème semaine, l’empreinte, la morsure, divers comportements).

Dans un troisième temps les influences sur les adultes reproducteurs au sein de l’élevage :

 

  • Les différents facteurs (hiérarchie, agressivité, comportements liés aux besoins, relations, reproduction, le logement, l’éleveur).
  • Les comportements adaptatifs en réponse à ces facteurs (troubles alimentaires, comportements stéréotypés, aboiements, fugues, peurs et phobies, dépressions, agression, mise a mort, cannibalisme, stress, le souffre douleur…)
  • Le cas particulier de la chienne reproductrice (la reproduction, sa gestion, les comportements associés, le cas de la chienne mauvaise mère, le retour à la vie « normale »).

 Dans un dernier temps le rôle du comportementaliste au sein de l’élevage :

 

  • En lien avec l’éleveur (informer, former, contribuer à l’élaboration des plans, conseiller et suivre, pour les entrainements et la sociabilité, solutionner les comportements gênants pour l’éleveur, éviter certaines conséquences…)
  • En lien avec le futur propriétaire pour l’aider à choisir son animal et l’accompagner dans les premier temps.
  • Les solutions pour les comportements liés à l’élevage (protocoles et méthodes de travail).

Ce travail tant sur le chien adulte, ou sur le chiot qu’il devienne ensuite animal de compagnie ou reproducteur m’a permis d’avoir une vue d’ensemble et d’intervenir de façon précise lors de problèmes liés aux conditions d’élevage.

 

Les conditions d’élevage ont un impact et des conséquences très importantes sur le chiot en phase de développement, mais aussi sur les adultes qui y résident.

Le chiot se constituant la base du caractère et de son équilibre à l’élevage. L’adulte y pérennisant ses acquis.

 

Ainsi il est possible de dire que le travail de l’éleveur au niveau comportemental permet d’obtenir des chiens équilibrés, bien socialisés et bien sociabilisés qui peuvent ainsi s’adapter à toute situation. Pour cela il doit attacher une importance notable à la sélection, au développement, à la socialisation du chiot et, au suivi auprès des propriétaires. Il se doit aussi de respecter l’éthologie de l’espèce.

 

L’élevage idéal est ainsi composé des compétences du professionnel, de bâtiments permettant le bien être, d’une méthode d’élevage aboutie, d’une bonne socialisation et sociabilisation des chiots et des relations saines entre l’éleveur et ses chiens et entre l’éleveur et ses clients.

 

 

Dans ce contexte le comportementaliste peut épauler et conseiller l’éleveur ainsi que les futurs acquéreurs et les propriétaires rencontrant des problèmes avec leurs animaux de compagnie.

 

Cependant même si les conditions d’élevage influent sur l’équilibre et sur le comportement futur de l’individu, l’environnement et, principalement la relation avec la famille influent tout autant. Ceci car le chien s’adapte au milieu dans lequel il vit et donc à la relation…